Nos valeurs

La SA ce n’est pas une société anonyme et elle n’a donc pas de valeur boursière. Mais ce n’est pas plus mal de et cela laisse de la place pour défendre des valeurs qui nous poussent à agir.

Nous croyons qu’un autre monde est possible ! C’est pourquoi nous sommes attachés aux valeurs de solidarité, de coopération, d’égalité et de justice sociale, de liberté. Mais c’est surtout en pratique que les valeurs font sens. Nous prêtons à l’émancipation, à l’épanouissement personnel et collectif, à la démocratie des vertus cliniques et politiques. Nous avons la conviction qu’il est nécessaire de recréer du pouvoir d’agir citoyen ; cette nécessité précise l’idée que nous nous faisons de la transformation sociale. A cet ensemble de convictions, nous paraphons les vertus suivantes :

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Le conflit est productif, Il nécessite d’entrevoir sainement le problème posé par une situation et de trouver les solutions adéquates. Il doit générer des comportements démocratiques.

L’espace public doit être Agora, comme à l’époque de la Grèce Antique l’espace public doit revêtir cette fonction sociale et politique (et non sécuritaire et mercantile). Ce doit être un des lieux où les citoyens se retrouvent pour échanger, débattre, s’informer et créer.

Il faut donner du crédit au subjectif, s’attacher à la réalité des gens, à leurs petites histoires, à leur expérience est une source inimaginable de savoirs, de compréhension du monde. Il faut valoriser les savoirs que les individus en tirent, les savoirs chauds. A l’inverse, on trouve tout à fait pertinent de vulgariser – au sens de rendre accessible – les savoirs experts, que l’on nomme les savoirs froids. C’est un savant mélange des deux qui permet la situation d’équilibre et la dynamique de progrès.

Le collectif est une force, se regrouper, plutôt que de se diviser. Nous vivons dans une société individualiste qui a du mal à faire le lien entre l’individu et le groupe. Cette société se base sur la compétition, et non sur la coopération ; elle a du mal à faire corps, à se libérer. Nous ne sommes pas d’accord avec cette conception de la société. Celle que nous voulons repose sur la coopération et des rapports sociaux qui soient sains.

La rencontre produit de la matière, c’est bien de cette rencontre que naissent et se diffusent idées, savoirs, informations pratiques et autres sources de « faire ensemble » ; Cet échange est basé sur le principe du don. Le don, trop souvent assimilé à quelque chose de caritatif, rend mal à l’aise celui qui l’accepte. La marchandisation des services entrevoit le retour sous la forme, attribuant à l’Homme un rôle de figurant. Mais le don, c’est la base de ce qui fait « société ». Nous lions le don à la participation et au rôle que chaque citoyen peut jouer dans l’équipe à laquelle il appartient.

La curiosité intellectuelle est le moteur de tout apprentissage, c’est en étant curieux que l’on découvre, que l’on s’instruit ; on dit qu’une bonne question est la clé qui permet de déboucher sur une infinité de réponses. « Personne n’éduque personne, les Hommes s’éduquent par l’intermédiaire du monde » disait un certain Paolo Freire.

Le monde n’est pas figé, notre action non plus, nous tenons à voir nos pratiques se renouveler. On attache une importance capitale à l’action-recherche, à la place de l’expérimentation, du droit à l’erreur finalement. Nous préférons à la monoculture de l’outil l’écologie des pratiques.

Il faut prendre en compte les notions de plaisir et d’épanouissement personnel, ces notions sont étroitement liées à la relation que l’on entretient avec notre public : la convivialité est une atmosphère qui a guidé nos pas dans la militance. C’est une atmosphère qui met en confiance, une posture d’accueil du public qui témoigne de la volonté de rentrer dans une dynamique d’échange. Cette notion est intimement liée à la visée émancipatrice que se donne l’association.